« Je joue juste pour me détendre… » C’est une phrase que beaucoup de joueurs pourraient prononcer. Après une journée de travail ou de cours, on allume la console et on lance une partie. Une heure passe, puis deux… et parfois bien plus. Sur le moment, cela paraît anodin : après tout, ce n’est qu’un jeu. Pourtant, derrière le divertissement se cachent souvent des univers bien éloignés des valeurs que le musulman cherche à préserver. Croyances contraires au Tawhid dans God of War, nudité et violence extrême dans Call of Duty, Cyberpunk 2077 ou encore The Last of Us… Les exemples ne manquent pas, mais avec l’arrivée de GTA 6, on vient encore d’atteindre un autre niveau. Vols de voitures, alcool, drogue, fornication… Dans GTA 6, le joueur est plongé dans un univers ultra-réaliste où criminalité et dépravation occupent une place centrale. Alors, que vous envisagiez d’y jouer ou que vous ayez déjà la manette entre les mains, une question mérite d’être posée :
Peut-on vraiment passer des heures exposé à la violence et à la dépravation sans que cela ait de conséquences sur notre foi, notre cœur ou notre quotidien ?
Zawaj Sounnah vous apporte des éléments de réponse dans les lignes de cet article à la lumière du Coran et de la Sounnah. Car lorsque le jeu empiète sur la prière, le couple ou l’éducation des enfants, on ne parle plus seulement de divertissement, mais d’une menace certaine pour l’ensemble de la communauté musulmane.
GTA 6 : quand le haram devient banal
GTA 6 : quand le haram devient banal
« Ce n’est pas réel, ce n’est qu’un jeu. » C’est sans doute l’un des arguments qui revient le plus lorsqu’on évoque le contenu de GTA 6. Après tout, personne ne vole réellement de voiture, ne braque de banque et les personnages qui apparaissent à l’écran n’existent pas. Mais ce qui est virtuel est-il vraiment sans conséquence ?
Prenons quelques exemples. Un film pornographique est regardé derrière un écran, une relation virtuelle peut se construire sans jamais rencontrer l’autre personne et les personnages d’un manga ne sont que des dessins. Pourtant, ces contenus peuvent susciter du désir, créer un véritable attachement ou laisser des images durablement gravées dans l’esprit. Ce qui est virtuel peut donc avoir des conséquences bien réelles sur le cœur. Et c’est justement pour cette raison que l’Islam accorde une telle importance à la préservation du regard. Allah سبحانه وتعالى nous dit ainsi dans la sourate An-Nûr, verset 30 :
« Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur chasteté. C’est plus pur pour eux. »
« قُل لِّلْمُؤْمِنِينَ يَغُضُّوا مِنْ أَبْصَارِهِمْ وَيَحْفَظُوا فُرُوجَهُمْ ۚ ذَٰلِكَ أَزْكَىٰ لَهُمْ »
Avec GTA 6, le joueur va même plus loin puisqu’il ne se contente pas de regarder ce qui se passe à l’écran : il prend directement part à l’action. Pour s’immerger dans l’histoire, le joueur doit forcément accepter les règles de cet univers. C’est ce que l’on appelle en psychologie la « suspension consentie de l’incrédulité »… On sait que l’histoire est fictive, mais on accepte d’y croire le temps d’un instant. Et c’est justement là que GTA 6 pose question. Car une fois plongé dans cet univers, les valeurs peuvent rapidement s’inverser, au point de brouiller les frontières entre le bien et le mal.
L’inversion des valeurs dans GTA
Ce qui rend GTA 6 particulièrement préoccupant, c’est la manière dont le mal y est valorisé. Le mafieux inspire le respect, le braqueur devient courageux, le dealer est débrouillard et le gangster est charismatique. Autrement dit, des comportements condamnables dans la réalité deviennent des moyens de réussir dans le jeu. Voler permet de s’enrichir, la violence aide à s’imposer et la criminalité devient un moyen d’obtenir du pouvoir et de la reconnaissance. Et c’est justement là que réside le risque : à force de présenter ces comportements comme amusants ou gratifiants, le jeu peut contribuer à banaliser ce qui devrait normalement susciter la réprobation.
Prenons l’exemple de la nudité. Une première scène peut déranger. Puis une deuxième apparaît, suivie d’une troisième. Et progressivement, ce qui choquait au départ peut finir par passer inaperçu. Il peut en être de même pour les insultes, l’alcool, la drogue, la fornication ou encore la violence. Cette banalisation soulève des questions plus sérieuses lorsque certains jeux touchent directement à la croyance. Divinités fictives, actes d’adoration adressés à autre qu’Allah سبحانه وتعالى, magie… Autant d’éléments qui nécessitent une vigilance particulière et, en cas de doute, un retour aux explications des savants. Mais au-delà de ces contenus, une autre question se pose : Que se passe-t-il lorsque les sensations procurées par le jeu ne suffisent plus ?
À force d’enchaîner les missions, les courses-poursuites et les scènes de violence, certains joueurs peuvent rechercher des expériences plus intenses dans leur propre vie…
GTA 6 : les conséquences sur le comportement
GTA 6 : les conséquences sur le comportement
Depuis plusieurs années, GTA fait régulièrement parler de lui pour sa violence. Et pour cause : plusieurs faits divers particulièrement graves ont été associés à la franchise. En 2003, deux adolescents américains ont ouvert le feu sur des véhicules, tuant un homme et blessant grièvement une jeune femme. Interrogés par les enquêteurs, ils ont déclaré avoir voulu reproduire ce qu’ils faisaient dans Grand Theft Auto III. La même année, Devin Moore a tué trois personnes dans un commissariat en Alabama. Sa pratique de GTA: Vice City a ensuite été mise en cause dans des procédures judiciaires. Ces affaires ont un point commun troublant : GTA a été évoqué dans les récits ou les procédures entourant ces crimes.
Mais les conséquences d’une pratique excessive peuvent aussi être beaucoup plus discrètes et toucher directement la vie de famille. Une dernière partie qui se prolonge jusqu’à 02h00 du matin. Un réveil qui sonne pour le Fajr, mais une fatigue telle que le joueur peine à se lever pour prier. Ailleurs, c’est un enfant qui sollicite son père et s’entend répondre : « Attends, je termine ma partie. » Une épouse qui espérait passer un moment avec son mari, des devoirs repoussés au lendemain ou une journée de travail commencée après une nuit trop courte. Autant de situations où le divertissement finit par prendre le dessus sur les responsabilités. Or, d’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Il est deux bienfaits dont beaucoup de gens ne savent pas tirer profit : la santé et le temps libre. » (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°6412)
Face à ces situations, il n’est pas toujours facile de savoir où placer les limites. À partir de quand un simple divertissement devient-il problématique ? Pour y voir plus clair, revenons aux principes établis par le Coran et la Sounnah, qui doivent guider nos choix et nos comportements.
Jeux vidéo en Islam : peut-on jouer à tout ?
Jeux vidéo en Islam : peut-on jouer à tout ?
Le divertissement a toujours eu sa place en Islam. À l’époque du Prophète صلى الله عليه وسلم, les compagnons pratiquaient notamment le tir à l’arc, les courses de chevaux et d’autres activités physiques. La Sounnah nous rapporte également que ‘Aïcha رضي الله عنها a pu assister à des jeux de lances, avec l’accord du Prophète صلى الله عليه وسلم (Rapporté par Al-Boukhari et Muslim)
Se divertir n’est donc pas interdit en soi. Si les loisirs ont évolué au fil des siècles, les principes qui les encadrent restent les mêmes. Aujourd’hui, les consoles et les jeux vidéo occupent une place importante dans de nombreux foyers. Mais tous les jeux ne se valent pas. Entre un jeu dépourvu de contenus interdits et un autre qui expose à la nudité, à la fornication, à la musique ou à des pratiques contraires au Tawhid, la différence est importante. Et comme nous l’avons vu avec GTA 6, certains univers virtuels réunissent plusieurs de ces éléments. Mais alors…
Faut-il renoncer à tous les jeux vidéo ? Peut-on jouer à un jeu qui contient des éléments interdits ? Et que faire lorsqu’une mission implique des paroles ou des actes contraires à la croyance ?
Pour répondre à ces questions, mieux vaut revenir aux textes authentiques et aux explications des savants plutôt que de se fier à nos seules impressions. C’est justement ce que nous vous proposons avec cette courte fatwa de Cheikh ‘Aziz Farhan Al-‘Anazi حفظه الله, dans laquelle il rappelle l’importance de se renseigner sur le contenu des jeux vidéo, certains pouvant comporter des éléments de shirk et de mécréance :
Zawaj Sounnah : mieux se connaître avant le mariage
Zawaj Sounnah : mieux se connaître avant le mariage
Avant le mariage, on pense naturellement aux grands projets de vie : le logement, les enfants, la hijra ou encore les relations familiales. Mais les petites habitudes du quotidien ont aussi leur importance. Jeux vidéo, réseaux sociaux, téléphone, sorties… Autant de loisirs qui peuvent sembler secondaires au départ, mais qui occupent parfois une place considérable dans la vie d’une personne. Et ce qui paraît anodin avant le mariage peut devenir une véritable source de désaccord une fois le foyer construit. D’où l’importance de prendre le temps de découvrir le mode de vie de son ou sa prétendant(e), ses habitudes et ses priorités, pour éviter autant que possible les mauvaises surprises après le mariage.
Sur Zawaj Sounnah, les frères et les sœurs célibataires peuvent justement aborder ces sujets au cours de leurs échanges. Notre équipe de modération veille au respect d’un cadre sans mixité, conforme au Coran et à la Sounnah, selon la compréhension des pieux prédécesseurs. L’objectif est simple : vous permettre d’avancer dans votre recherche de mariage avec sérieux, en prenant le temps de mieux vous connaître avant de vous engager.
Par la permission d’Allah سبحانه وتعالى, plus de 2 000 mariages ont déjà été célébrés par notre cause. Et si le prochain était le vôtre ? Rejoignez dès maintenant Zawaj Sounnah et découvrez les profils de nos frères et sœurs célibataires en cliquant juste en dessous :



